Sommeil

Transcription de repérage de Sommeil, de Pierre Henry, réalisée par François Delalande

« Sommeil » est le premier mouvement des Variations pour une porte et un soupir (1963), qui en compte vingt-cinq.

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Pourquoi transcription « de repérage » ?

Parce qu'elle sert essentiellement de support à l'analyse, pour désigner de quel moment, de quel son on souhaite parler. C'est une sorte de « carte » de cette musique, utile pour se situer, obtenue en prenant son temps, réécoutant autant de fois que l'on veut, en s'aidant de cet instrument d'écoute qu'est l'Acousmographe.

Cette écoute particulière est une extrapolation d'un type d'écoute attentive que l'on pratique parfois en temps réel, visant à distinguer des unités et des parties, dans une attitude d'écoute « taxinomique ». Mais rien n'oblige l'auditeur attentif à pratiquer une telle écoute. Il peut aussi opposer le « vivant » à « l'inerte » et entendre cette forme comme un récit (« figurativisation »), ou encore fixer son attention sur les sensations qu'il éprouve, opposant les « chocs » verticaux, qu'il reçoit « dans l'estomac », aux « trainées » horizontales (écoute « empathique »). Ces différents types d'écoute ne « construisent » pas l'objet de la même manière.

Une analyse approfondie de « Sommeil » du point de vue de la réception est publiée dans Analyser la musique, pourquoi, comment ? de François Delalande, Ina-éditions, mars 2013.